Actuellement on considère qu’il y a eu 2 phases de la langue égyptienne. La première phase comprend l’ancien et le moyen égyptien, tandis que la seconde phase est composée du néo-égyptien, du démotique et du copte.
Au Nouvel Empire, on constate la présence concomitante de textes écrits en « égyptien de tradition » et en néo-égyptien, phénomène appelé la « diglossie », qui apparaît dès la XVIIIe dynastie.
À l’intérieur même du groupe néo-égyptien, l’on peut distinguer plusieurs niveaux de langue et registres d’expression entre les textes vernaculaires et les littéraires : le néo-égyptien complet, le néo-égyptien mixte (fonds commun + ressources du néo + toutes les tournures du moyen égyptien et plus particulièrement de tradition) ; le néo-égyptien partiel (fonds commun + quelques ressources néo + tournures du moyen égyptien).
Principales caractéristiques du néo-égyptien :
- Genre et nombre sont marqués par des déterminants (articles, démonstratifs, possessifs).
- Opposition défini / non-défini marquée par des articles.
- Apparition de la construction périphrastique, avec l’utilisation de l’auxiliaire jrj.
- jw introduit une circonstancielle (ou peut servir à la construction du futur III jw=f r wnm).
- Utilisation de l’écriture « syllabique ».
- Adaptation de l’orthographe à la prononciation (chute du .t final …)
- Modernisation du vocabulaire.
- Glissement sémantique de certains mots.
(Synthèse à partir des ouvrages de Winand et Neveu)
